Cet appel est disponible en français. Dieser CfP ist auf Deutsch verfügbar.
Call for Papers
Queer Vulnerability and Displacement in Francophone and Germanophone Literatures and Cultures
Online Workshop, May 26, 2026
To be displaced means to be made vulnerable by border regimes and social formations grounded in the logics of heterocapitalist neo/colonial modernity. Vulnerability is then a central analytic tool to examine not only the social, political, cultural, and economic factors qualifying experiences of queer displacement, but also their mediation. While vulnerability highlights the inherent dangers of queer displacement, and its mediation points to the ethics underpinning the associated struggle, it can also become the site at which to apprehend the implications behind the creative force animating mediation. In this context, cultural production borne of queer displacement can inspire reflection about the role of political affects in the configuration of cultural work itself.
This workshop will examine queer vulnerability in Francophone and Germanophone cultural and literary imaginaries of displacement—worlds of diaspora, (post)migration, exile, and refuge. These queer worlds are not easy to define. Their champions play with aesthetic forms as a way to articulate their contours from within scenes of situational defenselessness in the face of power. In doing so, they resist normative standards of expression, positioning vulnerability as a site from which cultural producers proliferate various genres, styles, and modes of communication.
Francophone and Germanophone cultures are characterized by complicated—at times entangled, and at other times divergent—histories when it comes to queer displacement. Throughout the twentieth and twenty-first centuries, these contexts have been marked by colonial dominance and postcolonial struggles, geopolitical forced migration and exile, and economic migration that inform how queer cultural producers engage with displacement. As such, these cultural histories harbor the potential to pursue new avenues for scholarly and artistic inquiry into queer world-making from the scene of vulnerability and displacement in a comparative context.
We are especially interested in diversifying the trajectories of displacements we analyze and want to acknowledge plural imaginaries of queerness across these contexts as ever-evolving in conversation with experiences of displacement. We open this workshop to all types of interventions (theoretical, practical, artistic, experimental) that trouble normative understandings of gender and sexuality in francophone and germanophone cultures.
The guiding questions for workshop participants are:
- How are stories of queer diaspora, (post)migration, exile, and refuge told in Francophone and Germanophone Literatures and Cultures?
- How does vulnerability become an agential force that alters the rigidity of dominant spaces, languages, and cultures in the cultural history of queer displacement?
- How do queer migratory, diasporic, and exilic cultural practices inhabit, reconfigure, or transform space and time in the cultural history of queer displacement?
- How do multilingualism and translation cultivate an agential mobility in the contexts of linguistic normativity? What other forms of agency emerge through queer expressions of displacement, and how does mobility itself shape aesthetic and artistic forms?
- How can slippages and tensions between the concepts of diaspora, (post)migration, exile, and refuge add to our understanding of queer displacement aesthetics?
- With border studies as a crucial theoretical framework for our shared conversations, we ask: In what ways does queer displacement challenge and reframe our understanding of borders? What grammars of queer border-crossing become legible in literature, art, and cultural production?
We invite contributions from scholars working at any stage of their career whose work is situated in any humanistic subdiscipline, including cultural studies, literary studies, film & media studies, and art history, and who may or may not work in an interdisciplinary fashion. We also welcome conceptual interventions by cultural practitioners whose work aligns with the workshop theme. To participate, please submit an abstract of about 200 words and a short bio of about 100 words in either English, French, or German as a single PDF file to worldqueerproject@gmail.com by April 20, 2026. Please use the subject line “Queer Vulnerability and Displacement Workshop.” Confirmations of acceptance will follow in early May 2026.
Workshop organizers:
Flora Roussel, McGill University
Priscilla Wind, Université Clermont-Auvergne
Ervin Malakaj, University of British Columbia
Tatiana Klepikova, University of Regensburg
Appel à communications
Vulnérabilité et déplacement queers dans les arts, littératures et cultures francophones et germanophones
Atelier en ligne, 26 mai 2026
Fondées sur des logiques de modernités et contemporanéités néo/coloniales hétérocapitalistes, les structures sociales induites par les régimes frontaliers maintiennent les personnes en situation de déplacement dans un état de vulnérabilité. Celui-ci peut alors se muer en un important outil épistémologique pour saisir tant les enjeux sociaux, politiques, culturels et économiques qui caractérisent les expériences de déplacements queers, que leur médiation. D’un côté, la vulnérabilité met en lumière les dangers inhérents aux déplacements queers ; de l’autre, la médiation de ces expériences fait apparaître les politiques sociales et identitaires des luttes qui les sous-tendent. Or la vulnérabilité peut aussi constituer un pivot d’analyse pour saisir les ressorts de la créativité dans ces médiations. Dans ce contexte, la production culturelle issue des déplacements queers peut offrir une réflexion sur le rôle des affects politiques dans l’élaboration même de productions culturelles.
Cet atelier discutera de la vulnérabilité queer dans les imaginaires culturels et littéraires francophones et germanophones du déplacement, c’est-à-dire des mondes issus de diasporas, de la (post)migration, d’exils et de situations d’asile. Ces mondes queers ne se laissent pas aisément définir. Leurs représentant·e·s jouent avec les formes esthétiques afin d’en esquisser les contours depuis des situations de vulnérabilité contextuelle face au pouvoir. Ce faisant, iels résistent aux normes dominantes de l’expression et font de la vulnérabilité un lieu à partir duquel les artistes et auteur·ice·s queers recourent à une multiplicité de genres, de styles et de modes de médialité culturels.
Les arts, littératures et cultures francophones et germanophones en lien avec les déplacements queers se caractérisent par des histoires complexes qui tantôt se croisent, tantôt divergent. Tout au long des XXe et XXIe siècles, leurs contextes historiques ont été marqués par la domination coloniale et les luttes postcoloniales, par les migrations forcées, les exils liés aux transformations géopolitiques, ainsi que par les migrations économiques, autant de facteurs qui façonnent la manière dont les artistes et auteur·ice·s queers abordent la question du déplacement. Ces histoires culturellement ancrées possèdent ainsi le potentiel d’ouvrir de nouvelles voies de recherche et de création artistique, dans une perspective comparative, sur les processus de création de mondes queers à partir des positions de vulnérabilité et de déplacement.
Nous aimerions porter notre attention sur la diversité des trajectoires de déplacement que nous analyserons, et souhaitons prendre en compte la pluralité des imaginaires queers que les expériences de déplacement maintiennent en constante évolution. Nous ouvrons cet atelier à tous types d’interventions (théoriques, pratiques, artistiques, expérimentales) qui remettent en question les compréhensions normatives du genre et de la sexualité dans les espaces culturels francophones et germanophones.
Les participant·e·s de l’atelier peuvent s’inscrire dans l’une ou plusieurs des problématiques suivantes :
- Quels types de narration se dégagent des récits de diaspora queer, de (post)migration, d’exil et d’asile dans les arts, littératures et cultures francophones et germanophones ?
- Dans l’histoire culturelle des déplacements queers, quelle agentivité recèle la vulnérabilité afin de faire vaciller la rigidité des espaces, des langues et des cultures dominantes ?
- Comment les pratiques culturelles queers migratoires, diasporiques et exiliques habitent-elles l’espace et le temps, les reconfigurent-elles ou les transforment-elles ?
- Comment le multilinguisme et la traduction favorisent-iels une mobilité créative dans des contextes marqués par la normativité linguistique ? Quelles autres formes d’agentivité émergent à travers les expressions queers du déplacement, et comment la mobilité elle-même façonne-t-elle les formes esthétiques et artistiques ?
- Comment les glissements et tensions entre les concepts de diaspora, de (post)migration, d’exil et d’asile peuvent-iels enrichir notre compréhension des esthétiques du déplacement queer ?
- En prenant les border studies comme cadre théorique, de quelles manières le déplacement queer remet-il en question et reconfigure-t-il notre compréhension des frontières ? Quels langages du franchissement des frontières se dégagent des productions culturelles ?
Nous sollicitons les contributions de chercheur·euse·s à tout stade de leur carrière dont les travaux s’inscrivent en sciences humaines, notamment en études culturelles, études littéraires, arts scéniques, cinématographiques et médiatiques ainsi qu’en histoire de l’art, et ce, de manière interdisciplinaire ou non. Nous accueillons également des interventions conceptuelles de praticien·ne·s (artistes, travaux de recherche-création, expérimentations) dont le travail s’inscrit dans les problématiques de l’atelier.
Si vous souhaitez participer, merci d’envoyer un résumé d’environ 200 mots ainsi qu’une courte biographie d’environ 100 mots, en français, en anglais ou en allemand selon votre préférence, sous la forme d’un seul fichier PDF à l’adresse suivante : worldqueerproject@gmail.com d’ici le 20 avril 2026. Merci d’utiliser comme objet du message : « Queer Vulnerability and Displacement Workshop ». Les confirmations d’acceptation seront envoyées début mai 2026.
Comité d’organisation :
Flora Roussel, McGill University (Canada)
Priscilla Wind, Université Clermont-Auvergne (France)
Ervin Malakaj, University of British Columbia (Canada)
Tatiana Klepikova, University of Regensburg (Allemagne)
Call for Papers
Queere Verletzlichkeit und Entortung in französisch- und deutschsprachigen Literaturen und Kulturen
Online Workshop, 26. Mai 2026
Entortet sein bedeutet durch Grenzregime und gesellschaftliche Strukturen, die auf der Logik der heterokapitalistischen (neo-)kolonialen Moderne beruhen, verletzlich gemacht zu werden. Verletzlichkeit ist somit ein zentrales analytisches Instrument, um nicht nur die sozialen, politischen, kulturellen und ökonomischen Faktoren zu untersuchen, welche Erfahrungen von queerer Entortung prägen, sondern auch deren mediale Vermittlung. Während Verletzlichkeit die inhärenten Gefahren der Entortung queerer Menschen hervorhebt, verweist ihre Mediation auf die Ethik, die dem damit verbundenen Kampf zugrunde liegt. Zugleich kann Verletzlichkeit als analytischer Ausgangspunkt dienen, um die Dynamiken der Kreativität zu erfassen, die sich in diesen Vermittlungsprozessen entfalten. In diesem Zusammenhang kann kulturelle Produktion, die aus queerer Entortung hervorgeht, zum Nachdenken über die Rolle politischer Affekte bei der Entstehung kultureller Arbeit selbst anregen.
Dieser Workshop untersucht queere Verletzlichkeit in französisch- und deutschsprachigen kulturellen und literarischen Vorstellungswelten der Entortung – Welten der Diaspora, der (Post-)Migration, des Exils und der Flucht. Diese queeren Welten sind nicht leicht zu definieren. Ihre Vertreter*innen spielen mit ästhetischen Formen, um die Konturen dieser Welten aus Situationen heraus zu artikulieren, in denen sie angesichts von Macht schutzlos sind. Damit widersetzen sie sich normativen Ausdrucksstandards und positionieren Verletzlichkeit als einen Ort, von dem aus kulturproduzierende Akteure verschiedene Genres, Stile und Kommunikationsformen hervorbringen.
Französisch- und deutschsprachige Kulturen zeichnen sich durch komplexe Geschichten in Bezug auf queere Entortung aus, die einerseits eng miteinander verflochten sind und andererseits auch stark divergieren. Im Laufe des 20. und 21. Jahrhunderts waren diese Zusammenhänge geprägt von kolonialer Herrschaft und postkolonialen Kämpfen, geopolitisch bedingter Zwangsmigration und Exil sowie von Wirtschaftsmigration, die alle Einfluss darauf haben, wie queere Kulturschaffende mit Entortung umgehen. Als solche bergen diese Kulturgeschichten das Potenzial, neue Wege für wissenschaftliche und künstlerische Untersuchungen zur Schaffung einer queeren Welt aus der Perspektive der Verletzlichkeit und Entortung in einem vergleichenden Kontext zu beschreiten.
Wir sind besonders daran interessiert, die von uns analysierten Entortungsprozesse zu diversifizieren, und möchten vielfältige Vorstellungen von Queerness in diesen Kontexten als sich ständig im Dialog mit Entortungserfahrungen weiterentwickelnd zur Kenntnis nehmen. Wir öffnen diesen Workshop für alle Arten von Beiträgen (theoretisch, praktisch, künstlerisch, experimentell), die normative Vorstellungen von Geschlecht und Sexualität in französisch- und deutschsprachigen Kulturen hinterfragen.
Die Leitfragen für Workshop-Teilnehmende lauten:
- Wie werden queere Diaspora, (Post-)Migration, Exil und Flucht in der französisch- und deutschsprachigen Literatur und Kultur erzählt?
- Wie wird Verletzlichkeit zu einer handlungswirksamen Kraft, die die Rigidität dominanter Räume, Sprachen und Kulturen in der Kulturgeschichte queerer Entortung verändert?
- Wie prägen, gestalten oder transformieren queere kulturelle Praktiken der Migration, Diaspora und des Exils Raum und Zeit in der Kulturgeschichte queerer Entortung?
- Wie fördern Mehrsprachigkeit und Übersetzung eine handlungswirksame Mobilität im Kontext sprachlicher Normativität? Welche anderen Formen der Handlungsfähigkeit entstehen durch queere Ausdrucksformen von Entortung, und wie prägt Mobilität selbst ästhetische und künstlerische Formen?
- Wie können Abweichungen und Spannungen zwischen den Begriffen Diaspora, (Post-)Migration, Exil und Flucht zu unserem Verständnis der queeren Ästhetik von Entortung beitragen?
- Mit den Border Studies als wichtigem theoretischen Rahmen für unsere gemeinsamen Gespräche fragen wir: Inwiefern hinterfragt und verändert queere Entortung unser Verständnis von Grenzen? Welche Grammatiken queeren Grenzüberschreitens werden in Literatur, Kunst und kultureller Produktion sichtbar?
Wir laden Interessierte aller Karrierestufen ein, die in Geisteswissenschaften (darunter Kulturwissenschaften, Literaturwissenschaften, Film- und Medienwissenschaften sowie Kunstgeschichte, usw.) tätig sind und ggf. interdisziplinär arbeiten. Wir begrüßen auch konzeptionelle Beiträge von Kulturschaffenden, deren Arbeit zum Thema des Workshops passt. Um teilzunehmen, reichen Sie bitte bis zum 20. April 2026 eine etwa 200 Wörter umfassende Zusammenfassung Ihres Beitrags und eine etwa 100 Wörter umfassende Kurzbiographie in englischer, französischer oder deutscher Sprache als einzelne PDF-Datei unter worldqueerproject@gmail.com ein. Bitte verwenden Sie als Betreff „Queer Vulnerability and Displacement Workshop“. Bestätigungen über die Annahme von Beiträgen werden Anfang Mai 2026 erfolgen.
Organisator*innen des Workshops:
Flora Roussel, McGill University
Priscilla Wind, Université Clermont-Auvergne
Ervin Malakaj, University of British Columbia
Tatiana Klepikova, Universität Regensburg